La pression du favori ou le vertige d'un match de tennis qui peut changer une vie... Ces émotions qui pèsent tant sur les joueurs Un match de tennis, a fortiori une finale de Grand Chelem, est l'un des contextes les plus favorables au déploiement de toute sorte d'émotions. Des invitées qu'il est essentiel de savoir bien accueillir. Il est fort possible que la maîtrise technique, les compétences physiques et le sens tactique ne soient pas les seules clés de la finale de Grand Chelem qui opposera ce dimanche après-midi (15 heures) un joueur qui en a déjà perdu trois à un autre qui n'a jamais disputé une seule demie d'un Majeur. Sur le Chatrier, et même avant d'y pénétrer, de nombreuses émotions vont traverser Alexander Zverev, jamais donné autant favori d'un dimanche le séparant du Graal après lequel il court depuis si longtemps, et Flavio Cobolli, qui va expérimenter le vertige du match qui peut changer une vie. Il y a six ans, au dernier jour d'un US Open 2020 post-Covid organisé devant personne, Dominic Thiem était exactement dans la même position que Zverev aujourd'hui : « Je ressentais tant de tension au début, à me dire qu'en cas de défaite j'en serais à 0-4 dans les finales de Grand Chelem. J'étais sur le court à me demander si une telle occasion allait se reproduire un jour ; toutes ces pensées ne vous aident vraiment pas à jouer un tennis libéré. » L'Autrichien avait fini par battre (2-6, 4-6, 6-4, 6-3, 7-6 [6]), un peu par miracle, le même Zverev, dont c'était, comme Cobolli ce dimanche, la toute première apparition à ce stade. Le tennis de l'Allemand avait rapetissé à vue d'œil, au fil du match. Le poids des émotions, bien sûr...#aryna_sabalenka #alexander_zverev #flavio_cobolli #dominic_thiem #delphine_auber
